de Jean-Pierre Méric
Prix 34 €. Presses Universitaires de Bordeaux

Souvent victime de confusion grossières avec les Ségur de Francs, et de l’extinction de sa lignée en Gironde au milieu du XIXe siècle, la maison de Ségur-Cabanac a pourtant plus d’un mérite à faire valoir à l’attention des historiens du Bordelais. enracinée au XVIe siècle dans la seigneurie de Cabanac (située au sud de Bordeaux), cette branche cadette de la foisonnante famille de Ségur gère aussi bien ses destinées matrimoniales que ses carrières militaires ainsi qu’un imposant patrimoine foncier. De 1704 à 1771, trois générations de comtes occupent la charge de lieutenant de maire de Bordeaux, en passe de devenir la seconde ville du royaume. D’où vient que, malgré une tentation parisienne de quelques années au milieu du XVIIIe siècle, leur présence à la cour se borne à leurs quartiers de commandement chez les Gendarmes de la Garde du roi ? Le choix de la « douceur de vivre » sur les rives de la rivière aux vignobles, sans doute.










Numéro inédit, à l’image du confinement ! Malgré ces conditions exceptionnelles, l’équipe de la Société archéologique et historique du Médoc a pu élaborer un nouvel opus de la revue.





Pour les passionnés d’occitan, Les Macariennes sont un long poème écrit en occitan gascon et publié en 1763, à la suite de l’expulsion des Jésuites de Saint-Macaire. Libelle d’inspiration janséniste, il donne tour à tour la parole à un homme et une femme du peuple: un matelot et une marchande de Saint-Macaire qui n’ont ni l’un ni l’autre la langue dans leur poche et qui s’opposent à propos des Jésuites, mais aussi au sujet des relations entre les sexes – ce qui donne à ce texte, comme le souligne Guy Latry dans sa préface, une saveur intemporelle.